Energies renouvelables
Définition
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Marine
Parce que les mers et les océans couvrent 70 % de la surface de la planète, l'exploitation des énergies marines, aussi appelées thalasso énergies, est l'objet de nombreuses recherches. Si l'on parle d’énergies au pluriel, c'est qu'il existe cinq flux à capter en mer: les marées, la houle (les vagues), les courants, la pression osmotique (le différentiel de salinité entre l'eau douce et l'eau marine, par exemple dans un estuaire) et le gradient thermique. Au total, le potentiel de ces énergies marines serait de plusieurs térawatts.
L'ENERGIE DES VAGUES Les engins de conversion de l'énergie houlomotrice (l'énergie des vagues) détiennent sans conteste la palme de l'imagination la plus débridée. On ne dénombre pas moins d'une cinquantaine de projets dans le monde, et au moins une trentaine de prototypes différents. Le "houlogénérateur" actuellement le plus avancé est sans conteste le Pelamis (lire encadré). Mais la concurrence est sérieuse et les sites pilotes se multiplient. La société américaine Océan Power Technologies est ainsi déjà présente en Espagne avec un site pilote devant à terme, atteindre 1,4 MW. Fixé sur la Côte écossaise, un prototype de 500 kW, baptisé Limpet, fonctionne, lui, depuis 2000. De son côté, Ie danois Wave Star Energy prévoit un prototype de 500 kW pour 2009. Et la liste est loin d'être exhaustive : prototypes et pilotes sont légion.
La recherche est bien moins avancée en ce qui concerne la récupération de l'énergie thermique des mers (ETM) et de l'énergie osmotique. La technique de I'ETM est connue depuis les années 30. Chère, lourde à mettre en place, et réservée aux zones océaniques tropicales, elle a cependant été longtemps délaissée. Aujourd'hui, le Japon et Hawaï ont plusieurs projets d'unités ETM, tandis que Tahiti a annoncé son désir d'accueillir une usine pilote de 5 MW d'ici quelques années. Quant à l'exploitation de la pression osmotique, le projet le plus avancé émane d'une société norvégienne, Statkraft, qui expérimente actuellement un prototype de 2 à 4 kW et vise une unité de grande taille pour 2015.
MAÎTRISER LES COÛTS Finalement, rares sont les technologies qui peuvent déià prétendre au stade industriel. L'environnement marin rend difficiles l'installation et la maintenance dès sites, constamment soumis à des forces extrêmes et à la corrosion saline. Il faudra aussi, et surtout, maîtriser les coûts de production qui sont estimés par Carbon Trust à 15 à 17 c€/kWh. Le développement de la filière est donc lié à la recherche et l'innovation, à l'arrivée d'investisseurs pour développer la production, mais aussi à la volonté politique de soutenir cette filière naissante.
Heureusement, l'intérêt pour les énergies marines va croissant. Les professionnels se structurent, particulièrement en Europe, où l'Association européenne sur l'énergie des océans a été créée début 2007. Certains gouvernements mettent la main à la poche (19 millions d’euros pour la recherche en Écosse, un tarif d'achat de 0,23 €/kWh au Portugal) tandis que de grands groupes, comme Voigth Siemens Hydro, EDF ou Veolia Environnement investissent dans des projets. |
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